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CDRP74 Comité Départemental de la Randonnée Pédestre de la Haute-Savoie
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La randonnée Pédestre: une pratique à risque ?

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Contrairement à l’idée reçue, la randonnée pédestre constitue une des pratiques les plus "accidentogène" parmi les activités pratiquées en montagne. En 2002, le système national d’observation de la sécurité en montagne (SNOSM) a ainsi recensé que 50% des secours réalisés lors de la période estivale concernaient les pratiquants de cette activité.
Plus grave, parmi les personnes décédées en montagne, 49% l’avaient été lors de la pratique de la randonnée pédestre. Certes, il convient de relativiser ces chiffres en les pondérant par la forte fréquentation des sentiers de montagne, mais il convient néanmoins d’en tirer quelques enseignements.

Parmi les accidents recensés, on retrouve des constantes observées depuis plusieurs années, et en particulier, le nombre élevé d’accidents physiologiques, dont la forme aggravée est l’arrêt cardiaque. Globalement, la population qui pratique la randonnée n’est pas toujours bien préparée à l’effort à produire pour effectuer une marche de plusieurs heures dans un terrain accidenté.

L’absence de préparation physique. le manque de progressivité dans les choix des sorties, et une mauvaise gestion de l’effort en sont les principales raisons.

La deuxième cause principale des accidents mortels est la chute. En effet, bien que l’idée soit fortement répandue, la randonnée en montagne n’est pas sans risque.
Progresser sur un sentier escarpé entre des barres rocheuses traverser un névé résiduel en neige dure au petit matin, ou gravir les pentes herbeuses raides constituent parfois de véritables obstacles techniques nécessitant un véritable apprentissage montagnard, pouvant parfois s’apparenter à de l’alpinisme.

Conseils aux promeneurs et randonneurs soyez prudents I
1- La promenade en montagne nécessite une bonne préparation physique. Les parents ne doivent engager leurs enfants que sur des itinéraires faciles et aux dénivellations et altitudes limitées. Si moins de 10 ans, prendre une petite corde et un anneau avec mousqueton pour leur assurance.
2- Rechercher une bonne information afin de préparer une sortie en montagne: itinéraire, difficulté, délai, météo...

3- Un bon équipement est nécessaire : sac à dos, achaussures à semelles épaisses et crantées, bâtons de randonnée, protection solaire (crème et lunette), vêtements chauds et de pluie (cape sur sac), bonnet ou casquette, petites guêtres, lampe électrique, gourde 1,5 litre, casse-croûte, petite pharmacie, guide et carte (altimètre, boussole), et, selon nécessité, piolet, corde, crampons...
4- Il ne faut pas sous-estimer la longueur d’un Itinéraire. Il faut prévoir de partir tôt afin de rentrer avant la nuit.
5- Boisson et alimentation sont à prévoir, Il faut boire régulIèrement afin d’éviter la forte déshydratation en montagne, en particulier pour les enfants. Redescendez vos déchets dans la vallée et la montagne restera propre.
6- Rien n’est plus glissant qu’un couloir enneigé ou une pente herbeuse mouillée! Prendre garde aux franchissement des torrents (lâchés EDF, gués...). Se méfier des chutes de pIerres ou de glace dans les couloirs.
7- Le temps en montagne peut changer brusquement en une heure, le soleil peut faire place à l’orage, au brouillard, à la pluie et au froid.
8- Respecter la nature (flore, faune...) et l’environnement (panneaux, signalisation, propriétés privées...). Ne prenez pas les raccourcis qui, en se creusant canalisent des eaux de pluies et détériorent les sentiers si difficiles à entretenir.
9- La randonnée ayant pour but un refuge n’est pas toujours faciles et nécessite souvent une bonne expérience alpine. Il est conseillé de faire appel à un professionnel de la montagne : guide, accompagnateur.
10- Il faut toujours indiquer le but de sa promenade, randonnée... à quelqu’un : famille, amis, hôtel, office de haute montagne... pour faciliter un secours éventuel.
Bonne randonnée en toute sécurité.

Quelques statistiques, source : Préfecture de la Haute-Savoie

 

Préfecture de la Haute-Savoie

Accidents en montagne saison hivernale 2009/10 document .pdf

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L’accidentologie de nos licenciés : bilan 2010 (source Balise FFRP avril 2011)



200 000 licenciés en 2010, chiffre qui augmente tous les ans.
62 % de ces licenciés sont des femmes et 70 % des sinistres concernent cette population féminine.

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Sur 452 sinistres (matériels et corporels) enregistrés cette année, 380 sont survenus en rando associative.

Le reste concerne la rando individuelle (randocarte) mais aussi la raquette, le ski alpin, le ski de fond et le vélo (licence IMPN).

Depuis plusieurs années, le nombre d'accidents oscillait entre 660 et 490. La tendance à la baisse se confirme.

Contrairement à certaines idées reçues, on constate un pic des sinistres sur les mois de mai et juin puis un autre plus petit en septembre. Nous savons que ces mois sont propices à l’organisation de séjours rando. Les mois d’hiver sont plutôt consacrés aux activités de glisse. L’âge moyen des accidentés augmente sensiblement (depuis 2007, il est passé de 62 à 65 ans).

2La plupart surviennent sur des terrains balisés, pierreux, glissants mais aussi sur des terrains de faible risque (plaine ou forêt - la montagne n’étant pas la plus accidentogène).


67% de ces sinistres ont eu lieu l’après-midi (ndlr. randonneurs partis le matin et accidentés après midi).

Peut-on conclure que la fatigue et l'inattention en sont les causes ?



Les sinistres corporels1
Au niveau des membres inférieurs, les chevilles sont les plus touchées suivies de près par les genoux. Au niveau des membres supérieurs ce sont les épaules les plus atteintes suivies des poignets. La tête est également souvent touchée (crâne, œil, nez, dents).

Sur 167 hospitalisations, seules 40 ont nécessité une intervention chirurgicale et seulement 2 décès sont à déplorer en 2010 tous deux d’origine traumatique. Soulignons que pour la 1ère fois depuis 2006 il n’y a pas eu de décès d’origine cardiaque.

Mettons en exergue l’augmentation des traumatismes «poignet». Beaucoup de  randonneurs marchent avec des bâtons et il serait intéressant à l’avenir de faire une étude sur cette utilisation : la dragonne est elle enfilée ou pas ? S’agit-il de marche nordique ou pas ?

Les sinistres matériels
Ils concernent essentiellement le bris de lunettes (88) même si nous remarquons 3  accidents «dentaires» ou auditifs

Prévention médicale
Pour diminuer les risques d’accidents, une action en amont commence par un bon examen médical à la recherche de contre indications à la pratique de la randonnée :
- évaluation de l’état cardio-vasculaire
- appréciation de l’état ostéo-articulaire
- troubles métaboliques :
En cas de besoin des traitements ou des conseils diététiques permettront une activité sportive adaptée dans des conditions optimales de sécurité.

Plus d'infos : callu@ffrandonnee.fr et rlesaux@ffrandonnee.fr

 

 

Pour en savoir plus : PGHM      http://www.pghm-chamonix.com/Préfecture Haute Savoie montagne :http://www.haute-savoie.pref.gouv.fr/02_securite/024_protection_civile/0244_montagne/02441_accidents/ete/2009.pdf

d   31-Oct-2011