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CDRP74 Comité Départemental de la Randonnée Pédestre de la Haute-Savoie
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CONDUITE A TENIR EN CAS D'ACCIDENT EN RANDONNEE

L'accident dû à une cause objective (fatalité) est bien moins fréquent que l'accident conséquence d'une faute humaine: mauvais équipement, mauvaise forme, imprudence... Néanmoins, malgré une bonne prévention, un groupe de randonneurs peut être confronté à une situation d'accident qu'il va falloir maîtriser avec la meilleure efficacité (importance d'une formation aux premiers secours).

Le responsable du groupe (ou un adjoint s'il est blessé) devra évaluer rapidement mais calmement la situation : dangerosité pour le groupe, nombre de blessés, degré de la gravité des blessures.
En fonction des circonstances, la situation sera réévaluée toutes les 15 à 30 minutes.
Si le ou les blessés peuvent encore marcher, ne souffrant que de contusions ou d'entorses bénignes, il sera possible avec les moyens du bord (pansements, bandages, refroidissement local...) de poursuivre la randonnée sans faire intervenir les secours. Si le blessé se trouve dans un endroit difficilement accessible ou exposé, il vaut mieux ne pas jouer les héros et attendre les secours demandés.


a Les professionnels du secours en montagne préconisent de faire appel à leur aide pour une évacuation d'urgence (hélicoptère si le temps le permet) dans les cas suivants:
- Traumatisme crânien avec perte de connaissance même brève,- Traumatisme de la colonne vertébrale avec signes neurologiques au niveau des membres
(troubles de la sensibilité, paralysies),
- Défaillance circulatoire ou respiratoire (état de choc, pouls imprenable, pâleur, refroidissement),
- Suspicion de fractures (thorax, membre inférieur, bassin) = douleur aigué, déformation d'un
membre avec impotence.
Dans l'attente des secours, on évitera tout déplacement inutile du ou des blessés, il faudra l'étendre sur des sacs à dos que l'on aura vidés, en position latérale de sécurité s'il est inconscient, dans la mesure où l'on ne suspecte pas de fracture vertébrale. Le couvrir de vêtements chauds et d'une couverture de survie. Proposez une boisson chaude sucrée, non alcoolisée en l'absence de nausées et vomissements. En cas de saignement important, faire un pansement compressif avec ce que l'on a sous la
main, mais proscrire le garrot.
Toujours rassurer et garder son calme ce n'est.............pas facile!!
L'intervention des secours peut parfois se justifier du fait de l'heure tardive, des conditions météos défavorables, de la transformation de la neige, de risque de chutes de pierres. Cette situation devrait être exceptionnelle si l'on a bien géré sa randonnée dans le temps.
aEvacuation d'un blessé dans une zone de Lapiaz - D.Pertuiset

En pratique, quels moyens mettre en oeuvre pour donner l'alerte avec le maximum de précisions sur la gravité de la situation, le nombre de blessés graves et les coordonnées du lieu de l'accident?
Il semble que le téléphone portable fasse actuellement partie de la panoplie des moyens utilisables, mais en montagne les conditions ne sont pas toujours favorables pour transmettre un appel, aussi, assez souvent il faudra recourir à un ou deux messagers qui gagneront un refuge s'il en existe un à proximité ou tout autre lieu d'où un appel peut être émis:
Tél.Secours en montagne pour la Haute-Savoie le 18 ou le 112

Rappelons les signes conventionnels de demande de secours:
- Les deux bras levés formant un Y avec le corps,
- Une fusée rouge
- Un tissu rouge à couronne blanche,
- Une lampe ou un miroir émettant 6 éclats par minute,
- Un sifflet émettant 6 coups par minute.
Un seul bras levé pour signaler que tout va bien. Lors de l'arrivée de l'hélicoptère faire le signe de demande de secours, ranger tout oe qui peut s'envoler, baliser l'aire d'atterrissage et s'écarter. En conclusion, en montagne comme en mer, la soidarité devra s'exprimer au mieux que la situation soit jugée grave ou non.

Maurice CHAPOULIER Médecin du CODERANDO 74   

  12-Aoû-2009